BRUXELLES , le 2 décembre 2025 : La présidence du Conseil européen et le Parlement européen sont parvenus à un accord provisoire visant à moderniser le Système généralisé de préférences (SGP) de l’Union européenne , renforçant ainsi le cadre régissant les avantages commerciaux accordés aux pays en développement. Cet accord, annoncé à Bruxelles, vise à moderniser le système de préférences commerciales de l’UE en conditionnant l’accès au marché européen à des engagements plus fermes en matière de droits de l’homme, de protection de l’environnement et de coopération migratoire. Le règlement révisé maintient la structure actuelle du SGP à trois niveaux : le SGP standard, le SGP+ pour les pays en développement vulnérables appliquant les conventions internationales et l’initiative « Tout sauf les armes » (TSA) pour les pays les moins avancés.

Aux termes du nouvel accord, l’ UE élargit la liste des conventions internationales que les pays bénéficiaires sont tenus de respecter, en étendant les exigences à des obligations supplémentaires en matière d’environnement, de travail et de gouvernance. Cette mise à jour instaure un mécanisme d’application plus complet permettant à l’UE de suspendre les préférences commerciales si un pays viole de manière persistante les droits de l’homme ou ne respecte pas les conventions pertinentes. Elle ajoute également une disposition liant les préférences commerciales à la coopération en matière de migration, obligeant les pays partenaires à faciliter la réadmission de leurs ressortissants en situation irrégulière sur le territoire de l’UE. Afin de protéger les producteurs européens contre d’éventuelles perturbations du marché, l’accord introduit des mesures de sauvegarde automatiques.
Ces mesures comprennent un mécanisme de contingentement tarifaire qui peut être déclenché si les volumes d’importation de certains produits, tels que le riz, les textiles ou l’éthanol, augmentent sensiblement au-delà des moyennes historiques. Une fois activé, ce système rétablit les droits de douane de la nation la plus favorisée sur les produits concernés pour une période déterminée, permettant ainsi à l’ UE de stabiliser les conditions du marché tout en maintenant les flux commerciaux. Le cadre révisé renforce également la transparence et le contrôle parlementaire. La Commission européenne veillera au respect de toutes les conditions du Système généralisé de préférences (SGP) et rendra compte régulièrement au Conseil et au Parlement européen .
L’accord attend son adoption formelle par les institutions de l’UE.
Lorsqu’une décision de retrait de préférences pour non-respect des règles est prise, la Commission est tenue d’en informer sans délai les colégislateurs et de fournir une justification détaillée de sa décision. Selon la présidence du Conseil, cet accord reflète une approche équilibrée qui respecte l’engagement de l’UE en faveur du développement durable tout en protégeant ses intérêts économiques. Il renforce la position de l’UE selon laquelle l’accès à son marché doit être conditionné par le respect des valeurs fondamentales, alignant ainsi davantage sa politique commerciale sur les normes internationales relatives aux droits de l’homme, aux droits des travailleurs et à la protection de l’environnement.
Le règlement actualisé simplifiera les procédures administratives pour les autorités de l’UE et les pays partenaires, rationalisera le processus de suivi et garantira aux petites et moyennes entreprises des pays en développement un accès préférentiel au marché de l’UE. Les responsables ont souligné que le système de préférences généralisées (SPG) révisé vise à le rendre plus prévisible, transparent et adaptable à l’évolution du commerce mondial. L’accord doit désormais être formellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l’ UE avant d’entrer en vigueur.
Des préférences commerciales liées aux objectifs mondiaux de développement durable
Une fois adopté, ce règlement remplacera le système de préférences généralisées (SPG) en vigueur depuis 2012, qui régit les préférences commerciales de l’UE en faveur des pays en développement. Ce nouveau cadre continuera de promouvoir la croissance économique et le développement durable dans les pays partenaires, tout en garantissant une concurrence loyale au sein du marché unique européen. Cet accord constitue une étape importante dans les efforts déployés par l’UE pour moderniser ses instruments commerciaux et renforcer le lien entre politique commerciale et objectifs de développement durable à l’échelle mondiale. Il devrait permettre de garantir que les relations commerciales de l’Union européenne avec les économies en développement demeurent mutuellement avantageuses et conformes à l’engagement plus large du bloc en faveur d’un commerce international responsable et fondé sur des règles.
